La 11ᵉ édition confirme la vocation sociale du sport à travers la promotion du vivre-ensemble, le soutien à l’éducation et la solidarité envers les populations.

La localité de Djomté a vibré, samedi 5 septembre 2026, au rythme de la finale de la 11ᵉ édition du Championnat de vacances Moustapha Eli. Au-delà du spectacle sportif, cette édition aura surtout permis au promoteur de concrétiser un pari : faire du football un véritable instrument de rassemblement, de solidarité et d’accompagnement des communautés locales.

Devenu au fil des années un rendez-vous attendu par la jeunesse et les populations de la localité, le Championnat de vacances Moustapha Eli dépasse désormais le simple cadre d’une compétition de football. Il se veut un espace de rencontre entre les communautés, mais également un cadre de promotion de l’éducation, de la solidarité et du vivre-ensemble.
La finale s’est déroulée en présence du Lamido de Djomté, Sa Majesté Ayouba Houssenie, ainsi que de plusieurs élites de Djomté et de Poli. Elle a opposé Lycaon de Yobo au FC Kobili de Hinga, deux équipes qui ont livré une rencontre engagée devant un public venu nombreux.

Sur le terrain, les deux formations se sont livrées à une bataille équilibrée. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, les défenses ont résisté jusqu’au terme du temps réglementaire. Après 90 minutes sans but, la décision s’est finalement jouée aux tirs au but.
Dans cet exercice, Lycaon de Yobo s’est montré plus efficace et s’est imposé sur le score de 4 tirs à 3 face au FC Kobili de Hinga. Une issue qui a couronné une finale disputée et offert aux nombreux spectateurs présents un dénouement à la hauteur de l’enjeu.
Un pari qui dépasse le football
Si la finale a constitué le point culminant de cette 11ᵉ édition, l’essentiel du pari porté par Moustapha Eli se trouve toutefois au-delà du rectangle vert. À travers cette initiative, le promoteur entend faire du sport un levier au service de la communauté.
Cette ambition s’est notamment traduite par des actions en faveur de l’éducation. Des matériels didactiques ont été remis à plusieurs établissements scolaires ainsi qu’à certains services de la localité. Des élèves issus de familles défavorisées ont également bénéficié de fournitures scolaires à l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027.
Ces actions confèrent au championnat une dimension sociale particulière. Elles témoignent d’une volonté de répondre, même modestement, à certaines préoccupations des populations et de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage des jeunes.
Pour Moustapha Eli, le football apparaît ainsi comme un moyen et non comme une finalité. La compétition sert de point de rencontre à une jeunesse issue de différents horizons, tandis que les actions sociales permettent de prolonger cet engagement au-delà du terrain.
Le sport comme outil de cohésion
À Djomté, le championnat s’est progressivement imposé comme un espace de brassage entre les populations des différents cantons. Les rencontres sportives favorisent les échanges, rapprochent les jeunes et contribuent à créer un climat propice au dialogue et à la fraternité.
Cette dimension prend une importance particulière dans un contexte où le renforcement de la cohésion sociale demeure un enjeu essentiel. En réunissant les populations autour d’une même activité et en associant le sport à des actions éducatives et sociales, le Championnat Moustapha Eli donne une traduction concrète aux valeurs de paix et de solidarité.

La 11ᵉ édition aura ainsi permis de mesurer le chemin parcouru depuis la création de cette initiative. De compétition sportive, le championnat tend à devenir un véritable rendez-vous communautaire, où le football sert de catalyseur à des actions en faveur de la jeunesse et du développement local.
À Djomté, le pari de Moustapha Eli semble donc gagné : faire du sport un facteur de rapprochement, mais aussi un moyen de soutenir l’éducation et la solidarité. Une démarche qui rappelle que, lorsqu’il est accompagné d’une vision sociale, le football peut contribué à bâtir des passerelles entre les communautés et à renforcer durablement le vivre-ensemble.
Félix SWABOKA.